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V43 : La Vélo Francette

La véloroute nationale numéro 43 (V43) Ouistreham – La Rochelle dite Vélo Francette traverse le Calvados du nord au sud. Cette page fait le point sur le sujet.

Dernière mise à jour le 1er janvier 2017. Merci à Jérôme pour ses mises à jours régulières.

Le schéma national des véloroutes et voies vertes (SN3V) a été adopté par le Comité Interministériel d’Aménagement et de Développement du Territoire (CIADT) en 1998 et confirmé en 2010. Après les véloroutes européennes, les véloroutes nationales sont désormais pourvues n’une numérotation et d’un logo officiel. Voir le schéma national.

V43 (Ouistreham-La Rochelle).

La véloroute 43 est baptisée « Vélo Francette ». Elle relie Ouistreham à La Rochelle. Cette page qui lui est consacrée a pour objectifs :

  • de faire régulièrement le point sur l’itinéraire dans le Calvados : tracé et commentaires.
  • de donner des informations générales sur l’ensemble du parcours à des randonneurs tentés de le parcourir. La V43 peut en particulier intéresser les habitants du Calvados, notamment pour une première expérience cyclotouristique.

Revue de détails…

Ouistreham. Les aménagements routiers (voies de circulation à sens unique, parkings) prennent beaucoup de place sur le port de Ouistreham, qui marque l’extrémité nord de la V43. Cyclistes et piétons doivent se partager un espace trop étroit, pas toujours bien délimité et parfois encombré de véhicules en stationnement. Le revêtement est de qualité variable, et mériterait une réfection sur une moitié environ du tracé ouistrehamais. Le long de la plage, des poteaux dangereux gènent le passage de tricycles ou remorques larges. Bref, sur les tous premiers kilomètres, c’est compliqué, inconfortable, voire dangereux. En outre, ici, la V43 partage l’itinéraire de la véloroute littorale, l’EuroVelo-route n°4 Roscoff-Kiev, qui se poursuit à l’ouest vers Colleville-Montgomery. La situation n’est donc pas digne des supports publicitaires touristiques, ni de la fréquentation, et mériterait une sérieuse remise à niveau !

Le jalonnement débute au niveau du Casino. Vers le sud, l’itinéraire cyclable longe le port et les écluses, puis le canal vers Caen.

Ce n’est que sur le quai Charcot, où s’amarrent des bateaux de pêche, que débute véritablement la voie verte « Caen-Ouistreham », de bonne facture (bitume lisse, largeur 2,50 m environ), sur l’ancien chemin de halage.

Bénouville. C’est au niveau du célèbre Pegasus Bridge que les chemins de l’EV4 et de la V43 se séparent. L’EuroVelo-route traverse le pont (direction Merville-Franceville). Pour La Rochelle, c’est tout droit (direction Caen), sur la voie verte. On laisse Blainville/Orne et Hérouville Saint Clair sur la droite.

Caen. Une piste cyclable trop étroite suit le canal jusqu’au pont de la Fonderie. Il faut ensuite rejoindre l’Orne, mais, à ce jour (1er janvier 2017), la situation n’est pas claire : le jalonnement est incomplet, et la « presqu’île » (entre le canal et l’Orne) est en travaux. La meilleure solution est de traverser le pont avec les voitures, puis de longer le bassin Saint Pierre (port de plaisance), devant la bibliothèque Alexis de Tocqueville, avant de retrouver le long de l’Orne (rive gauche), une piste au bitume dégradé et le jalonnement vers la « voie verte de la Suisse Normande ». On arrive ainsi à la Prairie (hippodrome), puis on s’éloigne du fleuve pour rejoindre, en arrière du parc des expositions et en passant sous la voie ferrée Caen-Cherbourg, le parcours de l’ancienne voie ferrée Caen-Flers (l’ancienne voie ferrée Caen-Vire, partant du même endroit, ayant quant à elle laissé la place à la « voie verte de la vallée de l’Odon »)

Louvigny. On traverse l’Orne sur un ancien pont de chemin de fer. La voie verte de la Suisse normande poursuit ensuite parallèlement à la voie ferrée Caen-Flers, sur laquelle les trains ne circulent plus depuis les années 1970. C’est une belle voie verte (revêtement : bitume lisse). Deux regrets : des barrières (chicanes) souvent plus contraignantes (dangereuses ?) qu’utiles, et un régime de priorité qui demande systématiquement aux cyclistes de laisser le passage aux usagers des voies transversales, y compris lorsque ce sont des chemins peu empruntés.

Thury-Harcourt (commune du Hom) marque pour l’instant la fin de l’aménagement en site propre. Des travaux doivent être entrepris pour prolonger la voie verte jusqu’à Clécy. C’est donc un itinéraire provisoire qui permet la poursuite de la V43 sur de petites routes, par St Rémy/Orne, Clécy et Pont d’Ouilly. On est là au coeur de la Suisse normande : il faut prévoir de gravir quelques belles côtes (maximum 12% entre Clécy et Saint Rémy), heureusement jamais très longues.

Pont d’Ouilly. Au niveau du pont sur l’Orne à Pont d’Ouilly, deux variantes sont proposées (il faut être très attentif aux panneaux !) pour poursuivre vers le département de l’Orne : par Condé/Noireau (il faut passer le pont), et par la Roche d’Oëtre (rester sur la rive droite de l’Orne). Nous conseillons cette deuxième option, plus courte et surtout plus jolie. Contrairement à ce qu’annonce le site officiel de la Vélo Francette, le dénivelé est identique sur les deux parcours : il faut seulement choisir entre des montées plus longues (Roche d’Oëtre) ou plus nombreuses (Condé/Noireau) …

Pour aller plus loin sur internet et sur papier : 

  • Le conseil départemental du Calvados met à jour régulièrement une carte des itinéraires du plan vélo départemental, avec des liens permettant de télécharger les fiches officielles de chaque portion : voir la carte.
  • Nous vous conseillons également le site voievertedelalignecaen qui nous raconte l’histoire de la ligne ferroviaire avec nombre de documents à l’appui.
  • La Vélo Francette a maintenant sa page dédiée sur le site de France Vélo Tourisme et de Départements et Régions Cyclables.
  • Il existe également un guide paru en avril 2016 aux éditions Ouest-France : La Vélo Francette de la Normandie à l’Atlantique, par Nicolas MOREAU-DELAQUIS (Collection : Vélo guide, ISBN : 9782737369100, prix : 14,90 €).

Pour aller plus loin en vrai : 

La V43/Vélofrancette est un itinéraire cyclable sans difficulté majeure, offrant des paysages variés.

L’itinéraire est globalement bien jalonné, malgré des différences qualitatives entre les département traversés (on trouve parfois uniquement le logo « Vélo Francette », et parfois des mentions de lieux et de distances). Cependant, dans les traversées de villes, et notamment à Mayenne, Angers et Niort ainsi qu’à Airvault (Deux Sèvres) et pour l’arrivée à La Rochelle, il est plus difficile de se diriger. Le téléchargement du tracé complet (sur le site officiel) sur un smartphone est pratique.

La qualité du revêtement est variable. Les voies vertes représentent une bonne moitié du parcours et, en-dehors de la voie verte de la Suisse Normande qui est bitumée, elles sont revêtues généralement de sable stabilisé, un peu moins roulant, mais aussi plus bruyant, et salissant par temps humide.

Quelques courtes portions sont plus délicates et nécessiteraient des améliorations ou des remises en état. C’est d’ailleurs le cas par endroits (en octobre 2016, des travaux étaient en cours au  sud de Domfront et à l’ entrée nord d’Angers, par exemple)

En-dehors de la Suisse normande et de la portion Thouars-Niort (vallée du Thouet/Gâtine), les dénivelés sont faibles, l’itinéraire suivant d’anciennes voies ferrées et des chemins de halage.

On trouve des hébergements variés, dans toutes les gammes de prix, mais quelques sections offrent peu de solutions : il faudra construire son itinéraire en tenant compte de ses choix en la matière.

Le trajet en train avec des vélos est possible : Caen/Le Mans (TER, vélos gratuits), Le Mans/Nantes (TER, vélos gratuits), Nantes/La Rochelle (Intercités, vélos payants, réservation obligatoire).